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Le parc Bordelais

Le parc Bordelais

 

 

 

Le vent n'avait rien d'une rafale, il passait doucement sur la peau pour aller se poser plus loin, sur une branche. Il était encore temps de rester sous les arbres et d’observer l'ombre qui allait et venait dans la fin de l'été.

Plus tard sur la plage, c'était si bon de craindre, par jeu, l'eau froide avant de s'y sentir bien, de regarder les filles qui regardaient la mer, sans doute comme un miroir.

Rien à faire, tourner les pages, tourner les idées dans sa tête, ne rien décider

Tout, par moment, me ramenait à toi.

 

 

 

 

 

 

 

Le parc

 

La nuit sur les murs grandissait avec peine

Le Parc Bordelais s’animait sans un bruit

De passages éphémères et d’ombres lointaines

Que les arbres complices cacheraient au matin 

 

Sous le pas tranquille des amoureux de demain

Glissent des feuilles jaunies, avides de promesses

Que des enfants rieurs cueilleront de la main 

Pour décorer peut être, des livres de jeunesse

 

Le silence et la nuit réveillent mille peurs

Que des vieux débonnaires bientôt rassemblés

Calmeront  sans savoir quel était ce bonheur 

quand la nuit, sur le parc descendait 

 

Bonheur

 

Pour les âmes tranquilles 

Et jamais tourmentées 

Indifferentes, les heures défilent 

Comme une grande armée

 

Au au passage du bonheur

Elles restent impassibles

Dans le calme paisible

D'une étrange langueur

 

On les voit bien trembler 

Au détour d'un regard 

Mais l'orage passé

l'attribuent au hasard 

 

Pour les âmes tranquilles 

Aux passions apaisées 

Voilà le temps qui file

Et ne revient jamais 

 

 

L'été 

 

Je me souviens des heures infinies et oubliées 

Quand le soir venu, les grands arbres de l'été

Dessinaient sur le sol de tristes figures

Que le vent indolent orchestrait en mesure 

 

Je me souviens des ciels trop clairs et transparents 

Comme l'inaccessible bonheur s'enfuyant 

En larges mouvements ou variait la nature 

Que doucement composaient les hautes ramures

 

L'été est passé et l'automne est venu 

Les ombres menaçants maintenant disparues 

Attendent sur le sol le sort des vaincus

 

Le rêve du bonheur est hélas un mirage 

Le ciel est bas, étrange et seul 

Et sur le ciel, on compte les nuages

 

 

 

Rencontre

 

Sur des pages immenses qui s'étirent sans fin 

S'aventurent des mots aux promesses trop sages

Que tu lisais rêveuses, le sourire trop loin 

 

Ils s'étaient rencontrés au détour d'une phrase 

Elle quî s'ennuyait d'un verbe a l'imparfait

Lui, point final d'une histoire cent fois racontée 

 

Ils promirent  de se voir sur  un livre d'image

Sur sa carte , elle signa d'un mot : amitié 

Avant de se quitter, il griffonna un message : 

c'est impossible hélas, je suis le verbe aimer

 

 

 

Lenteurs 

 

Le temps s'accorde des lenteurs et puis défilent 

De ces froides journées comme un désert hostile 

Et jamais terminées ou les âmes se brisent

En douces rêveries qu'il faut que je te dise 

 

Un sourire, un regard, timides victoires 

Pour toute ambition auxquelles je veux croire

Tu n'apparais jamais et tu n'existes pas

Le temps s'accorde des lenteurs que tu ne mérites pas

 

Dans des rêves sublimes ou dérivent les nuits

J'attendais le silence pour quitter sans un bruit

Sa lente caravane et ses chemins trop lisses

Pour des pistes secrètes aux heures complices

 

Le temps s'accorde des lenteurs et dessine sur les murs

L'image froide du bonheur accordée au futur  

 

 

Souvenir 

 

C'était un souvenir fragile

Qui me prenait parfois la main 

Pour m'entrainer loin de la ville

Dans le secret de ses chemins

 

Il attendait sur l'autre rive 

Le regard clair et insouciant 

Comme des rêves dans un livre

Le cœur ouvert au plus offrant

 

Je traversais ce fleuve immense 

Des heures troublées de ton absence 

Sur des jetés de pages blanches 

Ou se perdait mon innocence 

 

Que reste t-il de ces voyages ? 

Des rêveries déjà froissées

Que je faisais à un autre âge

Sur un cahier que j'ai gardé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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